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Les vœux de Christophe Girard, adjoint au maire de Paris, chargé de la culture

Christophe Girard présente ses vœux sur
la scène du Théâtre de la Ville
Photo : bbsg
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« Et surtout, la santé ». Physique ou mentale ? On n’ose jamais le préciser. Les vœux pour la nouvelle année consistent en général à enchaîner les banalités, mais aussi, parfois, à formuler des souhaits précis qui déterminent une feuille de route. Or les vœux que Christophe Girard a présentés à la presse hier sont assez consternants. Celui qui est adjoint au maire de Paris chargé de la culture a réussi l’exploit de ne pas parler une seule fois de patrimoine. Paris, rappelons-le, est la capitale de la France, et une ville relativement réputée pour ses monuments et ses musées qui attirent un nombre plutôt conséquent de touristes.

Les projets que Christophe Girard a choisi de mettre en avant, tel un Monsieur Loyal, ne sont que des événements ponctuels, typiques de cette volonté de faire de Paris un lieu festif, libéré du carcan de l’héritage patrimonial.
Attention, mesdames et messieurs, le premier projet annoncé est : la mise en place d’une journée de l’écriture manuscrite, appelée Paris’écrit . Il s’agit d’encourager les Parisiens à prendre un stylo et à envoyer une lettre «à leur amoureux, à leur grand-mère », ou même « à leur doudou » (sic) ou à leur ami imaginaire pourquoi pas, la lettre au père Noël étant déjà périmée. Un rendez-vous de plus, à caser entre la journée des câlins, la journée sans viande, la journée de la jupe, la journée sans voiture, ou les journées des dupes qui reviennent plus souvent qu’on ne le croit. C’est formidable cette mode qui consiste à vouloir éduquer les gens jour après jour, un peu comme la «leçon de choses» de l’école d’antan : 24 heures pour traiter un sujet, pendant lesquelles on « crée du lien », on échange, on favorise « le vivre ensemble », on brasse de l’air, on organise une vente de gâteaux (sans gluten) pour essayer de faire avancer les choses, et l’on se donne rendez-vous l’année suivante…

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