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Un chef-d’œuvre d’Albert Braïtou-Sala pour Poitiers

1. Albert Braïtou-Sala (1885-1972)
Portrait d’Elena Olmazu, 1931
Huile sur toile - 162 x 114 cm
Poitiers, Musée Sainte-Croix
Photo : Poitiers, Musée Sainte-Croix
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21/10/20 - Acquisition - Poitiers, Musée Sainte-Croix - Portraitiste mondain des plus renommés dans le Paris de l’entre-deux guerres, Albert Braïtou-Sala est aujourd’hui largement méconnu. Sa carrière parisienne débuta au tout début du XXe siècle alors que quittant sa Tunisie natale il devint l’élève d’Adolphe Déchenaud, d’Henri Royer et de Paul-Albert Laurens à l’Académie Julian. Les portraits qu’il présenta régulièrement au Salon des Artistes Français à partir de 1913 furent unanimement salués, couronnés du prix du portrait en 1916 puis de la médaille d’argent en 1920. Après les portraits d’actrices, de cantatrices et de danseuses du début des années 1920, rencontrées par l’entremise de son ami Alex Johanides archiviste à la Comédie française, son effigie de la fille de l’ancien ministre des Affaires étrangères Théophile Delcassé l’introduisit dans les sphères de la haute société. Bourgeois, aristocrates, diplomates, hommes de lettre ou d’affaires, parisiens puis cosmopolites, se pressèrent à sa porte. De 1936 à 1939, au faîte de sa gloire, il fut aux côtés de Picasso, Dufy, Braque, Chagall, Matisse, Derain ou Gromaire, l’un des représentants de la France à l’Exposition Internationale au Carnegie Institute de Pittsburgh.
Puis vint l’Occupation. Interdit de travailler, recensé au bureau des affaires juives, Braïtou-Sala fut finalement naturalisé en 1943. Une partie de sa famille disparut dans la Shoah. Il s’effaça dès lors peu à peu de la scène artistique. En 1972, il mourut largement oublié à Arles où il s’était retiré avec son épouse au début des années 1960.

Nous devons sa récente redécouverte à La Piscine de Roubaix. En 2016, à la faveur des généreux dons consentis par la famille de l’artiste en 2011 - Enfant aux bretelles - et en 2015 - Vénus verte -,…

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