Une nature morte de Maria van Oosterwyck pour The Joslyn Art Museum

11/6/12 - Acquisition - Omaha, The Joslyn Art Museum - On dit que la renommée de Maria van Oosterwyck (1630–1693) traversa toute l’Europe au point qu’elle eut pour commanditaires le roi Louis XIV, l’empereur Léopold, le roi de Pologne ou encore Guillaume III d’Angleterre. Néanmoins cette affirmation est répétée sans que sa source ne soit identifiée. On peut seulement constater que deux de ses tableaux sont conservés à Hampton Court et qu’une Vanité avec un globe céleste, visible au Kunsthistorisches Museum de Vienne appartint bel et bien à l’empereur d’Autriche.


Maria van Oosterwyck (1630–1693),
Nature morte, fleurs dans un vase vers 1685
Huile sur toile - 79 x 66 cm
Omaha, The Joslyn Art Museum
Photo : Matthew Hollow
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Aujourd’hui, c’est un musée américain du Nebraska, The Joslyn Art Museum, qui a acheté l’une de ses œuvres, auprès d’un collectionneur privé par l’intermédiaire de la galerie de Ben Elwes.

Maria van Oosterwyck séjourna à Leyde en 1658, puis à Utrecht en 1660 ; elle se forma peut-être au genre de la nature morte auprès de Jan Davidsz. de Heem. En 1666, elle s’installa à Amsterdam, où elle côtoya Willem van Aelst.
Elle peignit à la fois des vanités composées de nombreux éléments savamment disposés, et des bouquets éblouissants, simplement présentés sur un entablement de marbre, mis en valeur sur un fond sombre. Elle dépeint chaque essence de fleur avec virtuosité - tulipes, fleurs de pommier, lilas, iris, œillets, roses trémières... - et ajoute des coquillages et des insectes - papillons, bourdons... - qui rappellent, comme les fleurs, la fugacité de la vie.
Le tableau qui vient d’être acquis a exceptionnellement gardé son cadre d’origine, doté de crochets qui permettaient de suspendre un rideau afin de le protéger et de le cacher.

Cette œuvre rejoint dans les collections une nature morte qui fut un temps attribuée à Davidsz. de Heem et finalement rendue à Claes Bergoijs. Le musée conserve en outre un Rembrandt, Portrait of Dirck van Os, un paysage de Jacob van Ruisdael, une Madeleine peinte par Peter Wtewael,
Mais c’est davantage son fonds de peintures françaises du XIXe qui fait sa force : on y trouve ainsi un Corot, un Courbet, deux Bouguereau, Le Printemps et La Tricoteuse, plusieurs œuvres de Meissonier, un Gérôme également, ainsi que des impressionnistes, Monet, Renoir et quelques autres.

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