Contenu abonnés

Trois expositions impressionnistes à Rouen

2 2 commentaires

Rouen, Musée des Beaux-Arts, du 11 juillet au 15 novembre 2020
Rouen, Musée de la Céramique, du 11 juillet au 15 novembre 2020

Lancé il y a dix ans par Laurent Fabius, le très politique et médiatique festival Normandie impressionniste, loin de ne proposer que de redondantes expositions sur un mouvement lassant d’ubiquité, manque rarement de nous surprendre. Et pour sa quatrième édition, les musées rouennais ont frappé fort, offrant à la redécouverte quatre acteurs de l’impressionnisme aujourd’hui largement méconnus. Au Musée des Beaux-Arts d’abord, l’emblématique collectionneur et mécène François Depeaux - dont les largesses dotèrent l’institution de son remarquable noyau impressionniste en 1909 – reçoit, à l’heure du centenaire de sa mort, les honneurs d’une première rétrospective. À ses côtés prennent place dans de plus modestes accrochages monographiques le sage pleinairiste de l’École de Rouen à la postérité toute régionale, Léon-Jules Lemaître, et le plus audacieux Antonin Personnaz, grand bienfaiteur des impressionnistes au prolifique œuvre photographique largement oublié. Camille Moreau-Nélaton, céramiste contemporaine de Monet et de Renoir, complète ce tableau inédit. Plus d’un siècle après le catalogue raisonné que lui consacra son fils Étienne Moreau-Nélaton, célèbre historien de l’art, collectionneur et autre grand donateur des musées nationaux, le Musée de la Céramique la remet brillamment à l’honneur.


1. Vue de l’exposition Léon-Jules Lemaître
Photo : Laurent Lache
Voir l´image dans sa page

Si Depeaux bénéficie d’un imposant catalogue, les petits ouvrages brochés qui accompagnent les expositions Personnaz et Moreau-Nélaton n’ont rien à lui envier, opposant à la confusion du premier une rigueur bienvenue. Passionnants essais et notices d’œuvres pour beaucoup détaillées se succèdent distinctement. Si Lemaître ne bénéficie pas de ce même judicieux catalogue de petit format, les Amis de l’École de Rouen ont édité, sous la direction de François Lespinasse, grand spécialiste de ces impressionnistes rouennais, un ouvrage de présentation des tableaux exposés, issus de diverses collections publiques et privées. Nous ne reviendrons pas plus sur cet accrochage monographique quelque peu redondant dont nous n’avons pas consulté le catalogue (ill. 1). François Depeaux, soutien indéfectible de cette avant-garde rouennaise qu’il n’eut de cesse de collectionner et de promouvoir, ne posséda aucune des vues urbaines de Lemaître, leur préférant les paysages de Joseph Delattre, de Charles Frechon ou du plus jeune Robert-Antoine Pinchon. Léon-Jules Lemaître n’en demeure pas moins un acteur majeur de l’éclosion du foyer rouennais, apôtre auprès de ses compatriotes des théories impressionnistes découvertes et vénérées en marge de ses études académiques parisiennes.

François Depeaux. L’homme aux 600 tableaux

« Négociant en charbons - armateur – mécène – collectionneur d’art. François Depeaux . L’homme aux 600 tableaux ». Un préambule fort prometteur que sept sections chronologiques et thématiques orchestrées par Joanne Snrech – qui vient de quitter Rouen…

Pour avoir accès à ce contenu, vous devez vous abonner à La Tribune de l’Art. Les avantages et les conditions de cet abonnement, qui vous permettra par ailleurs de soutenir La Tribune de l’Art, sont décrits sur la page d’abonnement.

Si vous êtes déjà abonné, connectez-vous à l’aide de ce formulaire.

Vos commentaires

Afin de pouvoir débattre des article et lire les contributions des autres abonnés, vous devez vous abonner à La Tribune de l’Art. Les avantages et les conditions de cet abonnement, qui vous permettra par ailleurs de soutenir La Tribune de l’Art, sont décrits sur la page d’abonnement.

Si vous êtes déjà abonné, connectez-vous.